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Plutôt Chou, ou plutôt Croûte ?

Ce samedi, la tradition reprend ses droits. La glorieuse « Soirée Choucroute » du club va une nouvelle fois avoir lieu au foyer familiale de Bouilly. Ce petit moment de réjouissance, c’est pour chacun l’opportunité de mettre entre parenthèses ses petits tracas personnels, et de s’abandonner aux festivités. C’est une possibilité d’oublier les déboires de sa saison pour profiter, un court instant, de l’esprit d’une communauté.

Pour les uns, c’est l’occasion de déguster une dose de convivialité, pour d’autres une Kronenbourg bien méritée. Pour certains, c’est la possibilité de partager un mot avec son voisin, tandis que pour les plus glouton, c’est la saucisse que l’on échange avec son camarade de table. La choucroute, c’est donc toutes ces choses. Mais alors que l’événement est  plutôt positivement accueilli par les membres de l’équipe, certains renfrognés ne se cachent pas pour émettre un avis inverse. Pour tout un tas de raisons, il sont plutôt réticents à l’idée que cet événement ait lieu. Rapide tour d’horison des pro- et des anti– choucroute.

Ils sont plutôt « Chou »

Aux rayons des pro-choucroute, les arguments sont connus. D’abord, comme le rappelle Joe, un vieille habitué du festin, c’est avant tout un moyen de resserrer les liens entre les membres de l’équipe et avec le reste du club. « On ne se repaît pas seulement de chou ou de patates, mais surtout de camaraderie » aime-t-il rappeler. Et Basty, lui aussi coutumier de la soirée, d’abonder en ce sens, en déclarant qu’ « affronter un plateau de choucroute, c’est comme affronter un adversaire, c’est un travail collectif« .

Mais au delà de l’aspect fédératif de l’événement, d’autres s’enthousiasment sur les retombées sportives qui, selon eux, sont indéniables. Ces bonnes retombées s’expliquent d’abord parce que la choucroute est réputée pour ses vertus curatives. Jean, ancien infirmier du club, a pour l’occasion accepter de partager son expertise: « De récentes études ont montré que le chou, riche en fibre et en vitamine C, participe à la récupération des athlètes. » Il affirme que le légume peut être une solution thérapeutique: « Je pense notamment à un Baptiste, qui a actuellement des problèmes de calcaire. Le chou peut l’aider ». Et de terminer son intervention en affirmant que « oui, définitivement, je recommande la choucroute aux joueurs« . Tout en prenant bien soin de préciser que, « par contre, la saucisse, c’est avec modération« .

Mais l’amélioration des performances sportive suite à une soirée choucroute peuvent également s’expliquer par une observation toute simple. Celle que, toujours, après la fameuse soirée, l’équipe progresse au classement. Les graphiques ci-dessous parlent d’eux-mêmes.

Pour Pierre-Jean, un inconditionnel de la Choucroute Party, cela s’explique facilement. « J’ai vécu près de l’Alsace. Je connais les bienfaits de ce plat« . Il ose une comparaison: « Une équipe c’est comme une choucroute, c’est un subtil arrangement de garnitures. Après une soirée comme celle-ci, l’équipe est plus soudée, plus harmonieuse. Chaque joueur devient la saucisse de l’autre, le filet de lard du copain« .

Ils sont plutôt « Croûte »

Les sceptiques, les « anti« , ce sont ceux qui pensent que cette choucroute est une mauvaise idée. Il y a d’abord les « modérés ». Ceux qui ne sont pas contre par principe, « car c’est toujours un plaisir de boulotter une palette de porc« ,  dixit Etienne, mais qui regrettent le report du match initialement prévu contre Savières. Certes, ils seront vite réconfortés une fois que deux ou trois coupettes de champagne auront été ingurgitées. Mais la déception reste quand même présente. Une forme de frustration de ne pas pouvoir enchaîner les matchs. Etienne avait bien émis l’idée de jouer sur les deux tableaux: choucroute ET match. Mais la réaction du groupe a été nette. « A nos âges, ce n’est plus possible » murmure un membre de l’équipe, qui a préféré garder l’anonymat.

Les anti-choucroute ne sont pas seulement constitués de « modérés », il y aussi les grincheux. Ceux qui maudissent cette soirée, et qui ne comprennent pas que l’on puisse encore se souiller à ce point dans cette débauche de bombance. Ce point de vue est notamment celui de Gaëtan, qui a refusé de participer à l’événement. Il ne s’est d’ailleurs pas gêné pour exprimer son ressenti en publiant quelques Tweets incendiaires. Des Tweets qui, à coup sûr, ne manqueront pas de faire polémique.

Quoi qu’il en soit, le débat opposant pro et anti choucroute n’est pas nouveau. Et il est loin d’être terminé. La soirée a toujours été le sujet de dissensions entre les membres de l’équipe. Entre modernité et tradition, la controverse n’est pas prêt de s’arrêter.

Arnito, archétype du goléador de demain ?

C’est peu dire que la prestation d’Arnito ce dimanche a impressionné le petit monde du football. Son match plein (3 buts, 1 poteau, 2 passes décisives) a suscité les admirations et provoqué un cri de ralliement quasiment unanime des spécialiste à l’encontre du n°19 bouquetin. Certains se sont même demandés si ce dernier n’incarnait pas à lui seul le modèle du buteur ultime? S’il n’était pas, avec ses caractéristiques bien particulières, une représentation avant-gardiste du serial buteur de demain? Rien que cela. Pour ébaucher une tentative de réponse, voici un décryptage des particularités d’Arnito. Particularités qui, peut-être, serviront de références pour les attaquants du XXIème siècle.

Palette complète d’Arnito en détail

1. D’abord, s’il marque, c’est avant tout parce qu’Arnito possède ce que d’aucuns nomment le « regard du Coquin ». Ce regard, c’est celui de l’attaquant espiègle. Celui du chasseur de buts, dont les appels incessants usent et esquintent les vieilles arrières-gardes de l’adversaire . Arnito a toujours une coquinerie d’avance sur les autres, ce qui lui donne un avantage conséquent sur les défenses et les dispositifs tactiques du camp d’en face. Il est toujours prêts à exploiter le moindre déficit de sournoiserie d’un adversaire. Et c’est ce qui fait des ravages. Le buteur de demain, c’est donc celui qui, à l’instar d’Arnito, sera capable de réaliser ce subtil mélange de qualité technique et de coquinerie. Ce sera celui qui sera toujours prêt à tenter une petite fourberie, quelque soit le contexte. Et ce, pas seulement au nom de l’efficacité, mais aussi pour la simple beauté du geste. La coquinerie n’est pas un moyen, mais une fin en soi.

2. Ensuite, Arnito a beau être un coquin, il est un coquin qui vit avec son temps. Il fait partie de ces joueurs toujours prêt à s’actualiser et à adopter les dernières innovations technologiques, à partir du moment ou cela lui permet d’améliorer ses performances. L’Arnito ne fait pas partie de ces vieux dinosaures poussiéreux et rabougris, comme Basty, toujours enclins à fustiger d’un ton sarcastique le progrès technologique et les bidules inutiles. Pas de nostalgie ou de spleen de l’ancien monde chez Arnito, mais à l’inverse une réelle aspiration à surfer sur la vague de la modernité. Il a d’ailleurs été l’un des premiers à adopter le nouveau dispositif de protection des chevilles mis au point par une célèbre enseigne de sport. Un pur concentré de technologie au service d’un athlète de haut niveau qui, soucieux de préserver son intégrité physique, a compris que tous les risques ne pouvaient pas être pris. Et pour cela, au yeux de nombreux spécialistes, il a un temps d’avance sur la concurrence.

3. Enfin, et c’est un point essentiel, Arnito possède une particularité sur le plan anatomique: il fait partie de la catégorie des « C.S.P« , acronyme de « Court-sur-pattes« . Concrètement, être « C.S.P », cela signifie être doté de membres inférieurs (pieds, jambes, bassin) dont la longueur est plus petite que la moyenne. Par exemple, la partie inférieure d’Arnito correspond à un rapport Pattes / Tronc de 0,75 pour 1 (0,75:1), alors que chez les autres joueurs, en moyenne, ce rapport est de 1.25 pour 1 (1,25:1). Arnito a donc des pattes dont la longueur représente 75% de son tronc, ce qui est bien inférieur à la moyenne observée (125% du tronc). A noter cependant que, bien que courte, la partie inférieure du CSP est très volumineuse, car très pourvue en musculature. De plus, toujours avoir à l’esprit que, pour être un véritable CSP, c’est à dire faire partie des cadors de cette catégorie, il faut être particulièrement coquin. Ce qui, évidemment, place Arnito très haut dans la hiérarchie des CSP.

Autrefois considéré comme un handicap, cette particularité est aujourd’hui devenue dans le football moderne un véritable atout, surtout pour les joueurs à vocation offensive comme Arnito. Pourquoi ? Tout simplement car la fréquence de galopage du n°19 bouquetin est largement plus importante que celle de ses concurrents. Ses chevauchés représentent une interminable succession de tout petits pas, très faiblement éloignés les uns des autres, ce qui rend quasiment impossible la tâche pour les défenseurs adverses de lui subtiliser le ballon (surtout les gros gabarits). De l’avis des plus éminents spécialistes, Arnito est devenu l’un des CSP les plus doués de sa génération. D’ailleurs, son premier but face aux Noës, caractérisé par un raid fou de plus de 40 mètres, est d’ores et déjà considéré comme un merveille du genre. Un but que seul un CSP pur jus est capable de mettre.

Chronique d’un déplacement à haut risque

Chaque mois de septembre est particulier pour le footballeur ufolepien. Pour lui, septembre ne signifie pas seulement la fin de l’été ou la reprise des études. Pour lui, c’est aussi le début de la saison de foot. Et, comme à l’accoutumé, il guette la publication du calendrier de la ligue, ce fameux calendrier qui conditionne son année footballistique.

Mais cette année, lorsque celui-ci est enfin tombé début septembre, une date a très rapidement suscité l’émoi et l’agitation. Laquelle ? Celle du 13 décembre 2015. Pourquoi ? Simplement car il s’agit du déplacement à La Saulsotte.

Les p’tit jeunes, les recrues, les « bleus »,comme on les appelle, ne savent évidemment pas ce que cela signifie et ce que cela implique. Mais les vieux briscards, les anciens, les vieux routiers du foot ufolepien, eux, connaissent la signification de ce déplacement aux confins de l’aube.

Ils savent. Ils savent très clairement qu’une Saulsotte, au beau milieu du mois décembre, c’est tout sauf un simple match de championnat. Le déplacement, ils l’ont déjà fait. Les conditions de jeu, ils les connaissant. Cette Saulsotte, ça signifie avant tout un froid rugueux, à la limite du supportable, toujours prêt à vous geler les appendices des pieds. C’est aussi un ciel sombre et angoissant, le genre de ciel qui vous fait rapidement regretter le fait d’être sortie du lit. C’est également une boue indécrottable et insidieuse dont il est impossible de se débarrasser. A cela s’ajoute l’assurance d’un match qui ne sera rien d’autre qu’une « purge » infâme. Et enfin, c’est aussi et surtout la quasi-certitude de recevoir une dose de radioactivité prêt à faire trembler de peur n’importe quelle Thyroïde ,humaine ou non humaine.

 Car, il faut l’avouer, jouer à la Saulsotte, c’est finalement accepter de jouer avec un champ de vision continuellement obstrué par l’indicible centrale nucléaire de Nogent-Sur-Seine. Une centrale imposante, grise et inquiétante, figée dans le paysage comme un symbole du génie technologique humain, et dont on ne peut s’empêcher de penser qu’elle est la sinistre promesse d’un désastre radioactif.

Bastien, c’est l’un de ces vieux grognards qui a déjà connu cette expérience. Résigné, il témoigne : « Au fond de moi, je m’y attendais. J’approche de la trentaine. Les coups tordus de la ligue, je les connais ». Lorsqu’on lui demande pourquoi pointer du doigt la ligue, il répond de manière tapageuse : « La ligue ne pouvait-elle pas au moins nous faire jouer la Saulsotte au printemps ? C’est trop demander ? Pourquoi c’est toujours notre équipe qui doit subir ce traquenard en plein hiver? » . Dénonciateur, il se demande à qui profite ce calendrier :« Je ne suis pas un adepte de la théorie du complot, mais c’est louche. Les vieux du bureau de l’ufolep veulent sacrifier les jeunes, c’est une évidence. Ils craignent le renouvellement. On nous envoi au casse-pipe. C’est scandaleux ! ».

405482_479330632078020_1539039508_nUn autre ancien est également dépité. Il s’agit d’Arnito, fraîchement débarqué de Roumanie. C’est moins le calendrier que la possible injustice de la confrontation qui embarrasse le meneur de jeu. Instruit par quelques notions de médecine et de chimie moléculaire, le jeune-homme s’interroge de l’équité du combat sur le plan purement biologique. « Qui est allé vérifier le génome des joueurs de la Saulsotte ? » lâche-t-il, soucieux. « Avec la quantité de radioactivité qu’ils ont absorbé, leur patrimoine génétique a certainement dû muté. Ils ont peut-être développé des capacités footballistiques supérieures à la moyenne. C’est un peu le combat de la tomate du potager contre l’OGM californienne. ». Pour Arnito, les dés sont donc clairement pipés. Désabusé, il finit par pronostiquer que le match est « perdu d’avance » car, de toute façon, « on ne se bat pas à armes égales ».

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Enfin, une troisième voie s’est indignée du déplacement du 13 décembre. Etienne, qui a participé aux deux précédentes aventures, accuse lui aussi l’exposition au rayonnement radioactif. Mais il met l’accent sur le risque sanitaire. « C’est honteux ! »s’exclame-t-il. Lui qui considère qu’à la Saulsotte, « on ne joue pas avec un ballon, mais avec nos vies », a en effet particulièrement souffert du dernier déplacement à proximité de la centrale. « Dès le soir même, et durant toute la semaine, je me suis mis à vomir régulièrement. Le pouce de mon doigt de pied devenu vert pendant 6 mois. Surtout, j’ai déféqué une substance de couleur bleu pendant une bonne quinzaine de jour ». Depuis ce jour, il s’est promis une chose : plus jamais de Saulsotte sans combinaison.

Conscient du problème que le déplacement contre la Saulsotte pose, le président Garry a cette fois-ci tenu a prendre les devants. Préoccupé par le bien être de ses jeunes ouailles, il a tenu à connaître les positions des uns et des autres à propos de ce match à haute tension. En effet, en bon gestionnaire paternaliste, il a soumis à l’ensemble de l’effectif bouquetin un petit bulletin sur lequel figure une question et deux réponses possibles.

La question est la suivante : « Sachant les risques sanitaire et sportifs liés à au déplacement de la Saulsotte du dimanche 13 décembre 2015, souhaitez-vous malgré tout participer à l’expédition? »

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  • « Oui, si des mesures tant sur le plan de la prévention que de la gestion sanita
    ire sont prises (présence de flacons d’iode dans la trousse à pharmacie, achat de combinaisons radio-protective pour tous les membres de l’équipe et du staff, accompagnement d’un médecin spécialiste de la médecine nucléaire, etc).
  • Non, il faudrait concentrer notre force et notre énergie sur la préparation d’une festivité footballistique bien arrosée.

 

Les joueurs ont jusqu’au 15 novembre pour faire valoir leur réponse. Difficile d’imaginer le vestiaire répondre favorablement à ce piège de la Saulsotte. A moins que l’idée de perdre un précieux point se révèle décisif dans un contexte de lutte pour le maintien. Certains pourraient, malgré des risques évidents, vouloir tenter le coup. Rien n’est encore sûr. Affaire à suivre donc. Mais une chose paraît cependant certaine. Même si les bouquetins prennent finalement la décision d’aller s’embourber une fois de plus sur ces terres hostiles, la plupart d’entre eux maudiront le calendrier qui leur a été réservé.

Il ne reste plus qu’à attendre

Nous évoquions les contours du retour d’Etienne et Pierre-Jean dans une brève mais le sujet a soulevé de nombreuses questions d’internautes et engagé une investigation plus poussée.

Mercredi 15 avril, deux avions atterriront sur le sol français ; l’un en provenance d’Ecosse, l’autre de l’Amérique latine, ramenant du même coup deux bouquetins aux bercails : Etienne et Pierre-Jean.

Deux retours qui pourraient faire du bien à une équipe parfois en difficultés numériquement, a l’image de dimanche dernier. Mais la quantité ne doit pas éclipser la qualité et de nombreuses questions se posent sur l’état des joueurs.

 

Etienne, un combat quotidien entre le bien et le mal.

Fraichement arrive à Oban au début du mois de mars, Etienne s’est vite rendue à l’évidence : Il lui faudra sans cesse choisir entre le bien et le mal ; offrir à son corps les attentions délicates dont il a besoin ou se complaire dans la paresse et la débauche.

La bataille est d’abord culinaire. La nourriture qu’on lui propose est bien grasse et il faudra bien du courage à Etienne pour y agrémenter quelques légumes, dont la fraicheur laisse à désirer.

Pour pallier à une absence de football, Etienne réalise un footing tous les trois jours et de temps à autres, quelques exercices physiques sous le regard bienveillant de Javier, la petite voie du bien. Il participe aussi au tournoi internationale organise dans la laverie ; plusieurs fois, il sera médaille d’or et participera ainsi à la renomme mondiale des bouquetins. La récompense ? Une bière fraiche.

Visiblement, le séjour en Ecosse n’est pas l’occasion d’une cure de houblon fermentée. Les bières, partages par dizaines avec son ami Francesco et les cacahuètes de son ami Taiwanais Wade pourraient bien être fatale à un corps sensible. ‘’ De ce cote-là, Etienne à abdiquer, il s’est complètement abandonne à ces plaisirs.’’ nous raconte Aurore, sa supérieure.

Le joueur l’avoue d’ailleurs lui-même : ‘’Je crois que le mal l’a emporté.’’

 

Pierre-Jean, beaucoup d’interrogations, peu de réponses.

Quant à Pierre-Jean, bien qu’il puisse se targuer d’avoir joué quatre fois au football ces deux dernières semaines dont une partie se déroulant à 4100 mètres d’altitude, les commentateurs présagent le pire.

Déjà, comme Florent il y a trois ans, le joueur pourrait revenir du Pérou élargit. Mais c’est une inquiétude peu partagée, Florent était reste étincelant et la mémoire des observateurs est trop courte.

En réalité, les regards sont tournés vers le retour prématuré de Thomas : l’ancien compagnon de voyage de Pierre-Jean n’a pas pu supporter le séjour jusqu’à son terme et serait revenu en France il y a deux semaines, boiteux, le visage défiguré par les coups de soleil et les brulures de moustiques. Mais c’est son mental qui inquiète le plus. Thomas, qui, naguère, avait le discours généreux et élégant, ne saurait plus capable que de prononcer quelques mots, par petits cris irréguliers. Il serait également recherche par les douanes françaises suite à un trafic de feuille de coca.

Gérard Jarry, président du club, a déclaré qu’il lui fallait voir le joueur en personne, ‘’face à face, d’homme à homme’’ pour juger de son état. Avant d’ajouter : ‘’Un retour sur les terrains dans un état similaire [à celui de Thomas] était inenvisageable’’.

 

Les proches sont prêts.

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Une famille unie dans l’attente

Quoi qu’il en soit, les familles attendent les joueurs avec impatience. Catherine Bimont s’est d’ores-et-déjà réapprovisionnée en lait, en sardine et en croquettes dans l’attente de son fils.

Quant à Basty et Marc Perrin, ils ont préparé la chambre à coucher de Pierre-Jean mais ont également entrepose quelques bottes de pailles dans le jardin. ‘’On s’attend à tout, explique Marc, le père du milieu de terrain, on ne sait pas s’il préfèrera dormir dans son lit ou dehors.’’

 

Il ne reste plus qu’à attendre… »

Raclette la veille d’un match: Faut-il en faire tout un fromage ?

 

 

Sous la houlette de Joe, l’initiateur de l’événement,  les bouquetins vont organiser ce soir une petite raclette party dans les vestiaires de Souligny. Qu’on soit clair: le repas annoncé sera très copieux. Fromage, viande de lard, et autres patates seront ingurgités par palettes entières.

 

L’idée d’une soirée riche en calorie la veille d’un match semble diviser les opinions. Le fromage fondu est-il recommandé la veille d’un match, qui plus est lorsqu’il s’agit d’un périlleux déplacement à Marcilly? Ne risque-t-il pas d’engluer les corps et d’embourber la belle mécanique des joueurs?

 

Certains du vestiaires assument au grand jour leur scepticisme quant à l’organisation de cette soirée fromagère. Etienne tente de pousser un cris d’alarme: « Nous risquons d’aligner une équipe lourde et grasse ». « Nous manquerons de vivacité » prophétise-il, avant d’avouer qu’il était »très pessimiste pour demain ».

 

D’autres ont également interrogé la pertinence d’un tel repas, surtout lorsque l’on sait que plusieurs joueurs de l’équipe ont des soucis avec l’alimentation. Bastien, qui tente de suivre un régime drastique, a bien essayé de proposer qu’on agrémente la raclette par une salade de légume crus mais il s’est heurté à un refus catégorique du groupe. Baptiste, qui sait que son frère à pris du poids, a tout fait pour écarter Thibaud de l’événement, mais là encore, le groupe a tenu à ce que ce dernier soit présent, histoire de « renforcer la cohésion de groupe ».

 

Alors, qui a bien pu prendre position en faveur de la raclette? En premier lieu, on retrouve bien sûr un Joe pour qui, selon ses mots, « partager du fromage, c’est créer des liens ». Ensuite, il est question d’un Valentin impatient d’entamer la saison des repas hivernaux, c’est à dire la période de la cuisine riche et grasse. « Je soutient l’initiative à cent pour cent » a t-il déclaré en off. Enfin, étonnement, Quentin a avoué être pour ce genre de festivité. D’abord par ce que, comme il nous l’a confié, il a lui aussi un « petit faible pour le fromage », et surtout parce, pour lui, un véritable compétiteur ne craint pas quelques vulgaires morceaux de Maroilles ou de Reblochon.

 

 

 

ASLO 2- Municipaux (2-1): Un joueur était au dessus du lot

Les bouquetins ont lutté jusqu’à la dernière minute pour pouvoir décrocher une victoire ô combien importante. Ces 3 points sont précieux pour la course au maintien.

Les choses se sont pourtant passées étrangement. Les roses et noirs ont dominé leur sujet en première mi-temps, tant au niveau du score que dans le jeu (1 à 0 pour les locaux à la mi-temps). On pouvait presque penser à une victoire facile. Cependant, dès le début de la second mi-temps, les joueurs municipaux sont revenus revanchards, hargneux et agressifs. Clairement prêts à chasser du bouquetin. Ils reviennent rapidement à la marque, et mettent continuellement la pression. Mais, sur une cagade d’un défenseur adverse, les bouquetins l’emportent 2-1. Ces derniers ont donc souffert. Beaucoup souffert. Tous ? Non. Au milieu de la panique générale, un seul être a réussi à conservé son calme.

Celui-ci, c’est Valentin, auteur de sa plus belle prestation depuis le début de la saison. Il avait affiché ses ambitions tôt avant le coup d’envoi, en susurrant à oreille d’Etienne qu’il avait « une grande faim de ballons », et qu’il serait prêt à joueur avec des vraies couilles, c’est à dire des couilles de Taureaux, pas de fébriles Bouquetins, tout au long des 90 minutes.

Pourtant, une fois n’est pas coutume, c’est un valentin affaibli et souffreteux qui se présente dans les vestiaires aux alentours de 8h45. Sa nuit, il l’a encore passée à arpenter les endroits branchés de Troyes. Une nuit agitée donc, où le latéral, profitant de sa belle jeunesse, s’est encore enivrée joyeusement. C’est alors un Valentin dont, à priori, on avait pas grand a attendre de lui qui s’est pointé sur le terrain de Bouilly.

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Mais voilà, Valentin Del San José, son ancien surnom, n’est plus à un paradoxe près.  Son match, il l’a tenu, et brillamment qui plus est. Il a avalé son couloir comme il avale pintes et shooters. Solide, disponible, bien en place, il s’est même offert des chevauchés dont lui seul à le secret. Le genre de chevauchés que tous les amoureux du football aiment à voir et à revoir. D’ailleurs, un spectateur du spectacle proposé par Valentin ne s’y est pas trompé. Alors que la foule acclamait le jeune latéral après une course folle de 70 mètres jusqu’à la surface adverse, ce spectateur interrogeait un de ses amis: « Qui est ce jeune-homme? Il est phénoménal ». Visiblement, il a apprécié.

Phénoménal, c’est bien le mot qui convient pour saluer la prestation de l’arrière gauche. La victoire des bouquetins, c’est aussi sa victoire. La victoire de Valentin contre ses propres démons, l’alcool et la fête, qui le poussent à prendre des risques avec son corps. Il a démontré que la joie de vivre n’est en rien une contradiction avec le sport de haut de niveau.

Clairement, à entendre les spectateurs ravis de sa prestation, il faut que Moumouille continuent de faire à la fête. Encore et encore.

Thibaud: Un retour qui soulève des questions

Cela fait maintenant plusieurs semaines que Thibaud, victime d’une entorse au genou, n’a plus foulé les terrains. Le goléador bouquetin semble cependant se remettre petit à petit de son pépin physique. Selon les dernières informations, il pourrait, sinon débuter la partie, au moins participer à quelques minutes du match de coupe contre les Meldas dimanche prochain.

Cependant, son état de forme interroge. D’habitude résigné à respecter une hygiène de vie exemplaire , le jeune bouquetin aurait profité de sa mise à l’écart forcée des pelouses pour se laisser aller. En effet, selon certaines sources familiales, Thibaud aurait pris la vilaine habitude de s’autoriser quelques petits plaisirs culinaire. Plaisirs qui, à priori, ne sont pas compatibles avec la pratique du sport de haut niveau.

Il est question de petits-déjeuné copieusement agrémentés de pâte à tartiner,  de doubles rations de pâtes carbonara, de casse-croûtes nocturnes, de grignotage de cacahuètes devant son téléviseur, Etc. Rien de bien grave à priori. Le commun des mortels aime à se laisser aller à ces quelques petits moments de bonheur gastronomique. Thibaud est un homme avant d’être un footballeur.

Thibaud et son soda
Thibaud, se croyant à l’abris des regards, a été pris la main dans le sac avec son soda.

Rien d’alarmant donc. Mais pour autant, quelques signes font état d’une forme physique loin d’être satisfaisante. Baptiste, le frère aîné, témoigne de ses observations: « Il y a peu, alors que Thibaud était assis, j’ai  pu observé le développement de vilains bourrelets  au niveau de son bas ventre. » Il ajoute: « Un autre coup, je l’ai vu remonter les escalier en courant pour regagner sa chambre. Il était complètement essoufflé, et il s’est mis à tousser grassement« . Le grand frère finira même par admettre à l’un de ses coéquipiers qu’il est « inquiet » pour Thibaud, et que l’équipe ne doit surtout pas s’attendre à un retour flamboyant de l’attaquant vedette.

Ainsi, s’il veut conserver le niveau de jeu qui était le sien l’année dernière, et enchaîner les pions les uns après les autres, Thibaud devra retrouver son ascèse alimentaire. Cela sera-t-il aisé ? Est-il trop tard?

Les optimistes diront que le garçon était blessé, et qu’il est normal de compensé sa frustration liée au fait de ne pas jouer par un surplus de pitance. D’ailleurs, ils seront les premier à pointer du doigt que le n°9 bouquetin est généralement quelqu’un de sérieux et que, comme l’atteste ses 4 tours de terrain lors du dernier entrainement, il sera le premier a tout faire pou retrouver une condition physique exemplaire.

Les pessimistes, eux, diront qu’il est déjà trop tard, que l’effet boule de neige est enclenché. Ils auront également un peu raison: le sucre, le gras et le sel ont un tel attrait sur des footballeurs habitués à des régimes drastiques que lorsqu’ils tombent dans le piège de la malbouffe, c’est souvent déjà trop tard. A l’image d’un Ronaldo ou d’un Maradonna devenus l’exacte opposé des athlètes qu’ils étaient, Thibaud a peut être été entraîné dans une pente qu’il ne pourra plus remonté. Espérons que le jeune homme n’en soit pas arrivé là.

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Ne pas se fier aux apparences: Thibaud est moins affûté que ce qu’il laisse paraître.

Quoi qu’il en soit, grassouillé ou non, Thibaud devra se préparer physiquement. Le niveau de jeu s’est élevé, l’intensité a augmenté. Le buteur devra retrouver une condition physique qui lui permette de multiplier les appels tout en conservant une certaine lucidité. Le voudra-t-il ? Très certainement. son amour pour le foot est resté intact. Le pourra-t-il? C’est une autre question. Une question de cacahuètes et de portions de fromage qui, s’il veut à nouveau retrouver sa grâce d’antan, devront être dosés.

 De l’avis de tous les spécialistes, cette saison en première série doit être celle de Thibaud. Celle où son talent doit exploser en plein jour, au cours de grands matchs. Techniquement, Thibaud fera largement le poids. Mais, physiquement, aura-t-il le poids?

 

Nationalité
fra France
Position
Attaquants
Taille
177 cm
Poids
61 kgs
L'équipe actuelle
ASLO 2
Anniversaire
10 septembre 2014

Un couloir, une histoire, un au revoir

ValprincipaleOublier l’innocence des débuts

Val raconte : « J’ai atterri sur les terrains de foot un peu par hasard. Je me souviens simplement du petit bonhomme d’alors que j’étais, galopant sur les pelouses, avec une innocence juvénile. Et puis, un jour, j’ai reçu un maillot. » Pour les débuts des bouquetins, Valentin fait grand bruit, en marquant le premier but de l’histoire de l’équipe. « A l’époque, je n’ai pas réalisé. J’ai simplement poussé un cri de joie, tout candide que j’étais. »

 

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Mener une quête de soi

Les premiers mois sont ceux des balbutiements. Val hésite : droite ou gauche ? relais ou pointe de l’attaque ? champ ou cage ? Les mots de Loïc Lutsen sauront le rassurer. « Il m’a appris à être patient, à travailler pour comprendre qui j’étais, quel joueur allait naître. Frippon comme j’étais, j’ai voulu sauter des étapes. »

 

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Apprendre des moments difficiles

Noyé au sein d’un effectif pléthorique, Val peine à trouver sa place. « Il y a eu des instants de bonheur, et des moments de doute. », reconnaît le latéral, considéré comme simple joker par le duo Lutsen-Fecourt. Le temps n’est pourtant pas perdu. Le défenseur explique : « Assis sur le banc, je n’avais qu’une idée en tête : me lever plus grand que je ne m’étais assis. »

 

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Prendre ses responsabilités

Le maillot bleu du championnat Ufolep est pour Valentin un costume plus prestigieux. « On m’a fait confiance immédiatement, se remémore avec sourire le joueur. Les anciens étaient là, et je me rappelerai toujours l’accueil que Franck m’a fait pour ma première apparition. » Boosté par la sérénité qui l’entoure, encouragé par son camarade Ju qui est déterminé à tout rafler, Valentin prend une dimension nouvelle.

 

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Profiter des instants d’amitié

En championnat Ufolep, c’est un autre Valentin qui naît peu à peu, sur et hors des terrains. Epanoui dans une équipe remodelée et rajeunie, le latéral profite de chaque moment qui lui est offert. AP7 se souvient de ces instants passés avec son camarade : »Nous prenions le temps de savourer. C’était comme si nous voulions que nos conversations durent à jamais. »

 

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Enclencher la marche arrière, prendre la gauche

Sous le maillot rose, Valentin décide de réenvisager sa carrière : le joueur passe en défense, et se spécialise sur le couloir gauche. Rapidement, ce nouveau profil s’avère être gagnant : le jeune homme virvolte et s’offre des accélérations à répétition, chahutant l’adversaire. « Il s’est réservé la voie de gauche, sans limitation de vitesse », répètent les spectateurs amusés.

 

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Prendre le temps du recul

En milieu de saison précédente, Val traverse pourtant une période d’hésitations. Le cuir semble par moments briller moins que la pédale : le joueur enfile les selles plus que le maillot rose. « Je ne pense pas avoir boudé les pelouses, explique-t-il pourtant. J’avais simplement besoin de m’évader davantage, comme pour mieux y voir clair sur ma carrière. »

 

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Elargir son horizon

Durant l’été 2013, Val laisse sous-entendre qu’il pourrait prendre le large. On parle de l’Australie, de l’Ecosse, puis de l’Angleterre. Le temps des apprentissages et de l’insouciance est révolu : place au joueur-stratège, qui veut ouvrir sa carrière à l’international. Début septembre, la nouvelle tombe : le latéral, qui souhaite franchir un nouveau cap, ne prolongera pas. Il fait ses adieux à ses camarades, déterminé à embarquer outre-Marche. « Il finira bien par revenir », murmure-t-on pourtant parfois, espère-t-on souvent, parmi les siens.

La fête du bouquetin : le programme

La première édition de la Fête du bouquetin se tiendra ce samedi 6 juillet, et réunira les membres de l’ASL U2 ainsi que ceux du staff qui les ont accompagnés tout au long de la saison.

Voici le programme de la journée :

15H30. SEANCE D’INITIATION AU MASSAGE CARDIAQUE animée par Adrien et Jean

18H. MATCH DE GALA

20H30. BARBECUE

 

Merci aux participants d’amener leur propre participation au repas !

BILAN DE LA SAISON 2012-2013

C’est maintenant officiel ! La saison 2012-2013 s’est terminée ce week-end sur une dernière victoire des bouquetins, 3 à 0, suite au forfait de l’équipe de l’AS Payns.

L’équipe qui a évolué durant toute cette saison sous les couleurs roses et noires finit au pied du podium avec un total de 44 points, derrière les intouchables 3B (Buchères, Bréviandes, Brévonnes).

Sans une période de flottement au mois de Mars, les titis auraient sans doute pu jouer les trouble-fête jusqu’à la fin du championnat.

Cependant, on peut d’ores et déjà dire que cette saison est une réussite avec une 4ème place au classement et une place dans le dernier carré de la coupe consolante. Il est désormais temps de faire un premier bilan de cette saison sur l’équipe et sur ses joueurs.

Au niveau comptable, l’ASL U2 termine à la 4ème place du classement et a enregistré 44 points au lieu de 27 la saison passée. Si cette bonne place a été acquise, c’est aussi grâce à un début de saison tambour battant avec 5 victoires et 1 nul sur les 6 premières journées.

A la reprise de la compétition, début Mars, les bouquetins ont connu un terrible trou d’air avec 4 défaites consécutives et une élimination en demi-finale de la coupe. Mais c’est avec beaucoup de courage et de volonté que les titis ont su relever la tête pour finir sur une fin d’exercice plus qu’honorable avec 7 victoires, 2 défaites et 1 forfait.

Enfin,  l’équipe aura marqué 41 buts et encaissé 30 contre 27 buts marqués et 71 encaissés l’an dernier.

bilan-2012-2013-classement

Au total, se sont 23 joueurs qui auront défendu les couleurs du bouquetin cette saison. Parmi-eux, c’est Nathan le gardien de l’équipe qui comptabilise le plus de temps de jeu avec 1980 minutes jouées : Un record chez les bouquetins ! Thibaud et Etienne complètent le podium avec respectivement 1635 et 1610 minutes jouées. En ce qui concerne les cadres de l’équipe (Baptiste, Basty, Pierre-Jean, Julien), ils ont, eux aussi, été présent toute cette saison avec un temps de jeu assez conséquent pour une moyenne de 20 matchs joués. En revanche, le seul point d’ombre cette année concerne Edouard et Axel, qui ont eu un temps de jeu plus faible à cause de blessures récurrentes.

bilan-2012-2013-graphique bilan-2012-2013-podiumNathan, Thibaud et Etienne sont les joueurs qui ont le plus représenté le bouquetin cette année

Au classement des buteurs, c’est le jeune Thibaud qui finit en tête avec un total de 15 réalisations. Il a grandement contribué à la bonne saison des bouquetins en inscrivant des précieux buts, notamment face à Bréviandes et aux Noës.

Adrien est deuxième de ce classement avec 6 buts. Le n°9 de l’équipe est un habitué du podium puisqu’il avait fini meilleur buteur lors des deux saisons précédentes.

Enfin, sur la troisième marche, c’est un petit nouveau en la personne de Loïc. Recruté pour stabiliser une défense en difficulté, le jeune défenseur s’est offert le luxe pour sa première saison chez les bouquetins d’inscrire 4 buts.

bilan-2012-2013-podium-2Thibaud finit en tête du classement avec 15 buts. Belle performance