ASLO-Police (1-1) : Un sifflet, des sourires et… des doutes

L’ASLO achève sa saison sur un match agréable et serré, en obtenant le nul (1-1) face à des policiers troyens accrocheurs. La partie, de bon niveau, s’est déroulée dans une atmosphère cordiale et enjouée. Mais des soupçons planent sur une rencontre que certains, autour du terrain, ont trouvé étrangement trop « amicale ».

Les sourires, les poignées à main à répétition, les conversations d’après-match ont été jugées sévèrement par un public qui réclamait de la sueur et du sang. « Quand on se lève tôt et qu’on se déplace le dimanche matin pour assister à une rencontre de football, c’est normal de réclamer plus de buts, explique, côté ASLO, un supporter roux qui a tenu à rester anonyme. A mon avis, ce match était tout simplement pipé. » 

C’est la complicité entre les bouquetins et l’arbitre, monsieur Charvot, qui a interpellé les supporters. Déjà tactile durant la rencontre, offrant çà et là ses accolades et ses plaisanteries à quelques-uns des vingt-deux acteurs présents, celui-ci a fait preuve d’une plus grande proximité encore une fois la partie terminée. Après de francs et joyeux échanges en bordure de la pelouse, ce dernier a en effet été surpris en pleine séance photos en compagnie de l’une puis l’autre des deux formations, avant de rejoindre directement le vestiaire des bouquetins. De ce même vestiaire, il est ressorti quelques minutes plus tard tout sourire, tranchant avec l’image de justicier au sifflet ferme que celui-ci avait pourtant véhiculé au cours des 90 minutes de jeu.

Cette visite inattendue a alimenté d’abondantes rumeurs, même si Joël, le doyen du club, a assuré par la suite que « rien de particulier ne s’était passé« . « Nous avons eu une conversation amicale, et c’est tout », a expliqué Jo’. L’intéressé lui-même a démenti et a fourni sa propre explication : après quarante ans de carrière en tant qu’arbitre de l’UFOLEP, monsieur Charvot effectuait l’une de ses toutes dernières apparitions en tant que maître du jeu, et avait à coeur de savourer cette fin de match à la saveur particulière.

Des sources assurent pourtant que celui-ci en aurait profité pour effectuer sa toilette parmi les joueurs de l’ASLO. « Faux, faux et archi faux, dément Bruno, le libéro des bouquetins. Monsieur Charvot a simplement demandé à ce qu’on lui prête un savon, mais à aucun moment il n’a été question de douche commune. » Et le joueur franco-portugais de rappeler à ceux qui auraient des doutes : « La rencontre était terminée. Il n’y avait plus de bouquetins, plus de policiers, plus d’arbitres, simplement des hommes, capables de fraternité et d’amitié. »

 

Monsieur Charvot s’est d’abord adonné à quelques plaisanteries avec plusieurs joueurs de l’équipe bouquetin…

avant d’accepter une invitation à partager un instant viril et chaleureux dans les vestiaires.