Arnito, archétype du goléador de demain ?

C’est peu dire que la prestation d’Arnito ce dimanche a impressionné le petit monde du football. Son match plein (3 buts, 1 poteau, 2 passes décisives) a suscité les admirations et provoqué un cri de ralliement quasiment unanime des spécialiste à l’encontre du n°19 bouquetin. Certains se sont même demandés si ce dernier n’incarnait pas à lui seul le modèle du buteur ultime? S’il n’était pas, avec ses caractéristiques bien particulières, une représentation avant-gardiste du serial buteur de demain? Rien que cela. Pour ébaucher une tentative de réponse, voici un décryptage des particularités d’Arnito. Particularités qui, peut-être, serviront de références pour les attaquants du XXIème siècle.

Palette complète d’Arnito en détail

1. D’abord, s’il marque, c’est avant tout parce qu’Arnito possède ce que d’aucuns nomment le « regard du Coquin ». Ce regard, c’est celui de l’attaquant espiègle. Celui du chasseur de buts, dont les appels incessants usent et esquintent les vieilles arrières-gardes de l’adversaire . Arnito a toujours une coquinerie d’avance sur les autres, ce qui lui donne un avantage conséquent sur les défenses et les dispositifs tactiques du camp d’en face. Il est toujours prêts à exploiter le moindre déficit de sournoiserie d’un adversaire. Et c’est ce qui fait des ravages. Le buteur de demain, c’est donc celui qui, à l’instar d’Arnito, sera capable de réaliser ce subtil mélange de qualité technique et de coquinerie. Ce sera celui qui sera toujours prêt à tenter une petite fourberie, quelque soit le contexte. Et ce, pas seulement au nom de l’efficacité, mais aussi pour la simple beauté du geste. La coquinerie n’est pas un moyen, mais une fin en soi.

2. Ensuite, Arnito a beau être un coquin, il est un coquin qui vit avec son temps. Il fait partie de ces joueurs toujours prêt à s’actualiser et à adopter les dernières innovations technologiques, à partir du moment ou cela lui permet d’améliorer ses performances. L’Arnito ne fait pas partie de ces vieux dinosaures poussiéreux et rabougris, comme Basty, toujours enclins à fustiger d’un ton sarcastique le progrès technologique et les bidules inutiles. Pas de nostalgie ou de spleen de l’ancien monde chez Arnito, mais à l’inverse une réelle aspiration à surfer sur la vague de la modernité. Il a d’ailleurs été l’un des premiers à adopter le nouveau dispositif de protection des chevilles mis au point par une célèbre enseigne de sport. Un pur concentré de technologie au service d’un athlète de haut niveau qui, soucieux de préserver son intégrité physique, a compris que tous les risques ne pouvaient pas être pris. Et pour cela, au yeux de nombreux spécialistes, il a un temps d’avance sur la concurrence.

3. Enfin, et c’est un point essentiel, Arnito possède une particularité sur le plan anatomique: il fait partie de la catégorie des « C.S.P« , acronyme de « Court-sur-pattes« . Concrètement, être « C.S.P », cela signifie être doté de membres inférieurs (pieds, jambes, bassin) dont la longueur est plus petite que la moyenne. Par exemple, la partie inférieure d’Arnito correspond à un rapport Pattes / Tronc de 0,75 pour 1 (0,75:1), alors que chez les autres joueurs, en moyenne, ce rapport est de 1.25 pour 1 (1,25:1). Arnito a donc des pattes dont la longueur représente 75% de son tronc, ce qui est bien inférieur à la moyenne observée (125% du tronc). A noter cependant que, bien que courte, la partie inférieure du CSP est très volumineuse, car très pourvue en musculature. De plus, toujours avoir à l’esprit que, pour être un véritable CSP, c’est à dire faire partie des cadors de cette catégorie, il faut être particulièrement coquin. Ce qui, évidemment, place Arnito très haut dans la hiérarchie des CSP.

Autrefois considéré comme un handicap, cette particularité est aujourd’hui devenue dans le football moderne un véritable atout, surtout pour les joueurs à vocation offensive comme Arnito. Pourquoi ? Tout simplement car la fréquence de galopage du n°19 bouquetin est largement plus importante que celle de ses concurrents. Ses chevauchés représentent une interminable succession de tout petits pas, très faiblement éloignés les uns des autres, ce qui rend quasiment impossible la tâche pour les défenseurs adverses de lui subtiliser le ballon (surtout les gros gabarits). De l’avis des plus éminents spécialistes, Arnito est devenu l’un des CSP les plus doués de sa génération. D’ailleurs, son premier but face aux Noës, caractérisé par un raid fou de plus de 40 mètres, est d’ores et déjà considéré comme un merveille du genre. Un but que seul un CSP pur jus est capable de mettre.